Les élections régionales en Rhénanie du Nord Westphalie (Etat le plus gros d’Allemagne, avec 18 millions d’habitants) sont décisives tant pour l’Allemagne que pour l’Europe. En effet, la perte probable de cet Etat par la coalition CDU-FDP (la même qu’au national) lui fera perdre en même temps la majorité au Bundesrat (la chambre haute allemande et codécisionnaire législative), ce qui sera déterminant dans la tenue de la politique à venir. Weiterlesen »
Les élections législatives fédérales se sont déroulées le 27 septembre 2009.
Je profite de cette occasion pour donner son analyse, eu égard aux diverses simplifications retrouvées dans le presse française. Pour un français, les résultats semblent quelque peu insaisissables :
Une chancelière qui est reconduite, alors que son parti, la CDU réalise un score très moyen (33,8% et -1,4% par rapport à 2005, dus principalement à la CSU en Bavière).![]()
Un parti libéral, FDP qui sort très renforcé, en récupérant nombre d’électeurs déçus de la CDU (14,6%, +4,8%).
Un SPD très recentré qui est en pleine déroute, avec 23% des voix (-11,2%).
Une aile gauche, die Linke, qui s’affirme clairement tout en s’avérant être un obstacle pour constituer une alternance à une coalition de centre-droit (11,9%, +3,2%).
Des écologistes qui ne profitent pas de la situation, puisqu’ils progressent peu (10,7%, +2,6%).
2009 habe ich den deutschen Paß bekommen. Es ist mir gleichwohl eine Ehre und eine Verantwortung.
Die Ehre, daß ich Bürger eine großartige Nation geworden bin, die nach einer schwierigen Vergangenheit einer der freiheitlichsten Demokratie der Welt aufgebaut hat.
Die Verantwortung, daß ich an dieser Gesellschaft teilnehmen muß, damit sie besser wird.
Die Wahlen am 27. September ist wichtig für Deutschland, für Europa, für die Welt.
Darum werde ich wählen gehen.
Darum werde ich GRÜN wählen, weil….
…ich es absurd finde, wie die aktuelle Regierung in Krisenzeiten Geld für marode Industrien ausgibt, wie etwa für die Abwrackprämie für umweltschädliche Autos, statt in zukunftsfähige Projekte zu investieren, die langfristig der ganzen Nation zum Vorteil sein wird.
Deshalb GRÜN, weil staatliche Investition ab jetzt nur in nachhaltigen Ideen investiert sein müssen: erneuerbare Energien, Energieeffizienz, Bildung und öffentliche Verkehrsinfrastruktur. Somit werden 1 Millionen GRÜNE Arbeitsplätze in 4 Jahren geschaffen und langfristig gesichert werden, während die alte Politik immer wieder die gleichen Fehler machen wird und unnötig Geld ausgibt. Wir brauchen eine mutige Politik, die Deutschland einen Weg, um schnelle in die Zeitalter der Zukunft zu kommen.

2009 habe ich den deutschen Paß bekommen. Es ist mir gleichwohl eine Ehre und eine Verantwortung.
Die Ehre, daß ich Bürger eine großartige Nation geworden bin, die nach einer schwierigen Vergangenheit einer der freiheitlichsten Demokratie der Welt aufgebaut hat.
Die Verantwortung, daß ich an dieser Gesellschaft teilnehmen muß, damit sie besser wird.
Die Wahlen am 27. September ist wichtig für Deutschland, für Europa, für die Welt.
Darum werde ich wählen gehen.
Darum werde ich GRÜN wählen, weil….
…ich es unfair finde, daß Kinder, die in unterschiedliche Familien geboren sind, unterschiedliche Chancen im Leben haben, weil Bildung zu teuer geworden ist, weil Privatschulen sich verallgemeinert haben, weil angesammeltes Vermögen von Generation zu Generation fast steuerfrei übertragen wird.
Deshalb GRÜN, weil nur die Leistung der Kinder zählen soll, um zu entscheiden, ob sie Erfolg haben werden oder nicht. Es muß in Bildung investiert werden, damit jeden, insbesondere Migrantenkindern, eine Chance auf beruflichen Erfolg hat. Die Arbeit jedes einzelnen muß sich wieder lohnen und nicht die Herkunft. Die Erbschaftssteuer wird mit GRÜN angehoben werden, damit jeden, der von den Vorteilen des Rechtsstaates profitiert hat, um ein Vermögen anzusammeln, es zum Teil an den Staat zurückgibt. Eine Nation, die von der Fähigkeiten all ihrer Kinder nicht profitieren kann, ist nahe am Abgrund.

2009 habe ich den deutschen Paß bekommen. Es ist mir gleichwohl eine Ehre und eine Verantwortung.
Die Ehre, daß ich Bürger eine großartige Nation geworden bin, die nach einer schwierigen Vergangenheit einer der freiheitlichsten Demokratie der Welt aufgebaut hat.
Die Verantwortung, daß ich an dieser Gesellschaft teilnehmen muß, damit sie besser wird.
Die Wahlen am 27. September ist wichtig für Deutschland, für Europa, für die Welt.
Darum werde ich wählen gehen.
Darum werde ich GRÜN wählen, weil….
…ich es nicht mehr hören kann, daß man die Steuer der Reicheren reduziert, weil sie dadurch mehr Wachstum und somit mehr Arbeitsplätze versprechen. Mit 5 Millionen Arbeitslosen und eine Kluft zwischen Reichsten und Ärmsten, die größer geworden ist, kann man nur sagen, daß diese Politik eine Fehler gewesen ist: die Solidarität hat sich durch die Entlastung der Reicheren aufgelöst.
Deshalb GRÜN, weil endlich Solidarität neu geschrieben werden muß. Weil die Reicheren, die am meisten vom Wachstum der Kapitalmärkte profitiert haben, einen Teil zum Erhalt der Gesellschaft in diesen Krisenzeiten abgeben sollten: 5% der Bevölkerung besitzen 47% des Vermögens. Dies wird erreicht durch die Erhöhung des Spitzensteuersatzes und die Einführung einer zeitlich befristeten, einmaligen Vermögensabgabe nach Artikel 106 des Grundgesetzes. Egal ob es mich auch betrifft. Ich habe auch gut von der Grosszügigkeitdes Staates in der Vergangenheit profitiert.

Le résultat est conforme aux sondages, voire même il amplifie l’effondrement des deux grands partis, CDU et SPD, qui n’ont plus de “populaire” que le nom.
CDU : 37,2% (+0,4% par rapport à 2008)
SPD : 23,7% (-13%)
FDP : 16,2% (+6,8%)
Grüne : 13,7% (+6,2%)
Linke : 5,4% (+0,3%)
Divers : 3,8% (-0,7%)
Il y a plusieurs leçons à retenir du vote :
La première, c’est que l’échec du SPD lors de la composition d’un gouvernement avec les Verts en octobre a été lourdement sanctionné par les électeurs. Ceux-ci ont reproché à sa responsable, Andrea Ypsilanti, d’avoir finalement voulu faire une coalition avec le Parti de Gauche, après avoir juré que non pendant la campagne électorale, et de n’avoir pas su éviter l’échec de cette coalition.
La deuxième lecon, c’est que vraiment, les électeurs ne veulent pas de Roland Koch. Après avoir perdu 13% des voix par rapport à 2003 l’an dernier, la CDU continue de perdre, en passant sous le million d’électeurs.
La troisième leçon, conjuguée au deux premières, est que la grande coalition à Berlin déplait, et les partis d’opposition du centre en profitent, et non, comme on aurait pu s’y attendre, la Linke.
La progression des libéraux et des verts est énorme et reflète plus une déception des électeurs pour les deux “gros” partis qu’un soutien franc et massif aux “petits”.
Il n’empêche que la joie est de leur côté.
La sociale-démocratie entre du mauvais côté dans cette année chargée d’élections : européennes en juin, régionales en Sarre, en Thuringe et en Saxe en août, dans le Brandebourg en septembre, et bien sûr élections fédérales le 27 septembre. Une année lourde, qui verra, notamment lors des scrutins régionaux, le SPD menacé plus par Die Linke (qui y pèse plus de 20%) que par les Verts.
Les Verts et le FDP feront profil bas pendant les échéances régionales, en essayant de surfer sur la vague hessoise et celle des européennes pour sauver leurs groupes parlementaires ou en obtenir un.
En attendant, en tant que Vert, je ne boude pas mon plaisir. Le choix stratégique de refuser de se positionner pour une alliance plutôt qu’une autre mais pour des contenus programmatiques a payé. Celui de proposer Tarek Al-Wazir (dont on reparlera à coup sûr, et pas qu’en Hesse) comme candidat au poste de Premier ministre était bon. 13,7%, 17 parlementaires contre 9 l’an dernier, cela permet un travail d’opposition de qualité.
En attendant, le Premier Ministre de Hesse restera malheureusement Roland Koch, adossé des libéraux du FDP. De plus, le Bundesrat ne peut plus fonctionner sans accord du FDP, qui y dispose d’une minorité de blocage. De fait, la grande coalition s’est élargie hier au FDP.
Probablement sans grande influence sur les élections de septembre.
En façade, tout s’est bien passé, puisqu’Angela Merkel s’est faite réélire Présidente du Parti par 95% des voix des délégués présents.
En coulisse, l’humeur est maussade. Des critiques sourdes s’abattent sur la Chancelière. Les non-dits s’accumulent. La gestion de la crise par Merkel est critiquée, tant par l’opinion que par le parti.
La CDU avait voulu en Merkel une personne qui allait rénover l’image du parti, le moderniser, le rendre victorieux électoralement. C’est chose faite et les sondages le confirment, la CDU, avec 35% des voix serait largement en tête aux prochaines élections.
Mais Merkel a fait ce pas aux dépens des “éléphants” du parti pour changer sa politique, rompant avec les conservatismes d’antan (politique familiale, rapport aux minorités).
Nous sommes en décembre 2008 : le crise économique est passée par là et les cadres CDU veulent un message fort et puissant sur les solutions. Ils ne recueillent qu’une analyse froide, technique, certes intelligente mais peu enthousiasmante. Les solutions apportées en interne face à la crise : baisse des impôts (oui, je sais, à la CDU, c’est vraiment l’imagination au pouvoir !), soutiens à l’automobile et retour en arrière sur les objectifs de CO2 (bravo le parti qui se dit
écolo) ; n’ont pas connu de soutien de Merkel. Elle a, et je pense que la société, et moi notamment, lui en est reconnaissante, refusé en bloc toutes ces exigences. Sans formuler de solution de rechange. Le plan anti-crise Merkel n’existe pas. Ainsi la CDU se prend à rêver de s’appeler UMP : un Président fort, présent, qui envoie des messages clairs, populistes à souhait, serait de nature à réjouir ses cadres. Mais Merkel n’est pas Sarkozy : la gestion de crise, ce n’est sa tasse de thé. La vision long terme, oui.
Ce n’est pas un problème de leadership : celui de Merkel est incontesté, et bien malvenu serait celui qui s’opposerait, tant des sièges d’élus dépendent d’elle. Mais il y a des signes.
Le vote par le Congrès, contre l’avis de son bureau politique, d’une motion demandant à ancrer dans la Constitution allemande la langue de Goethe comme langue de la République, a énervé Merkel. Un signe, un de plus, d’une fracture importante dans ce grand parti populaire.
Une fracture, si elle se prolongeait, pourrait rendre le parti incontrôlable et donc le pays. Laisser à la tête du pays un parti fissuré est dangereux et délicat. Les Francais le savent bien, eux qui refusent aux socialistes la moindre victoire nationale depuis de nombreuses années.
Et ce n’est pas le SPD, en difficulté lui aussi, qui peut servir d’alternative.
Définitivement, l’année politique 2009 sera palpitante en Allemagne.
Ce sera chose faite la semaine prochaine, avec l’auto-dissolution du Parlement. Les élections auront lieu le 18 janvier 2009.
Le temps de faire une analyse des forces en présence et des stratégies électorales :
SPD : le parti va essayer de limiter la casse, mais nul doute qu’il se fera sanctionner lourdement. Les débats internes sont agités dans la sociale-démocratie hessoise, et une partie de son électorat risque de bouder les urnes. Les 4 députés qui ont refusé de voter pour la coalition sont en procédure d’exclusion du parti et ne seront pas candidats. Quant au choix de la tête de lite, M. Schäfer-Gümbel est un inconnu de 39 ans, qui est loin d’avoir le charisme d’Andrea Ypsilanti. Le programme politique social-démocrate est toujours le même, basé sur la refonte du système scolaire, le développement de nouvelles énergies et la construction d’infrastructures routières et aéroportuaires. Mon pronostic pour le SPD : une lourde défaite (-10 est un minimum).
CDU : le parti de Roland Koch repart au combat avec le statut de favori. A priori il a compris que sa campagne de janvier, basée sur l’assimilation de la criminalité juvénile à l’immigration (pas moins!) était néfaste et avait cristallisé contre lui une grosse partie de la population. La CDU va baser son programme sur sa force, surtout en cette période de crise : l’économie, avec des programmes pour la finance (la Hesse est le premier employeur d’Allemagne dans ce domaine, surtout à Francfort), l’automobile (avec l’usine d’Opel à Rüsselsheim) et les transports et l’énergie (autoroutes à gogo, aéroport nouveau à Cassel, aggrandissement à Francfort, immense centrale à charbon à Hanau). Et toujours le même refus des énergies renouvelables, et toujours aucune inflexion sur la réforme échouée du système éducatif. Après tout, si ca marche… Mon pronostic pour la CDU : une belle victoire (+5 au moins).
FDP : pas grand chose de neuf chez les libéraux. Toujours à la botte de la CDU (ils ne veulent discuter vec personne d’autre après l’élection, contrairement aux autres partis), ils poursuivent leur but en psalmodiant les mêmes credos : liberté économique et civile, baisse des impôts pour soutenir l’économie, liberté des écoles et universités. Le rôle du FDP se cantonne à celui d’essayer de récupérer l’électorat le moins conservateur de la CDU et de tente une percée chez les bobos électeurs écologistes. Son leader, Jorg-Uwe Hahn, reste peu connu en Hesse. Mon pronostic pour la FDP : un score proche voire inférieur à 2008.
Linke : chez eux, c’est le désordre. Aucune position audible sur l’échec d’Ypsilanti, 2 ou 3 credos anticapitalistes et socialistes (rétablir l’impôt sur la fortune, embauche de 25.000 fonctionnaires, nationalisations). Bref, du déjà vu. Ils vont essayer de progresser sur les ruines de la SPD, sans avoir montré leur utilitédans le Parlement actuel (si leurs électeurs avaient voté Verts ou SPD, Koch aurait été sorti pendant 5 ans). Mon pronostic pour la Linke : une progression de 2 points environ.
Grüne : je ne vais pas être très objectif avec mon parti, qui a perdu beaucoup de voix en 2008 d’électeurs attirés par le char(is)me d’Ypsilanti. Ils comptent les regagner, voire au-delà, en se repaissant de l’être chancelant qu’est le SPD. Ils ne referont pas l’erreur de faire de la pub pour “rot-grün” (SPD-Verts) en livrant leur propre combat sur leurs thèmes de prédilection : éducation, social et environnement (transports, énergie, agriculture). Ils ont un énorme atout en la personne de Tarek Al-Wazir, leur leader de 37 ans, qui est désormais en Hesse une personnalité connue, reconnue et appréciée. Là où l’électorat de gauche est en panne de leader, en voilà un qui va s’afficher. Mon pronostic pour les Verts : une hausse de 5 points est un minimum.
La campagne sera courte et intense : à chaque parti de trouver son positionnement programmatique et stratégique. Sur ce dernier point, CDU, SPD et Grüne veulent imposer leurs thèmes en ne se fixant pas sur des alliances possibles ; le FDP ne veut que la CDU (éventuellement les Grüne) ; la Linke ne veut que l’échec de Koch.
Une campagne intéressante, qui risque de ne pas passionner les hessois : la participation va connaître son plus bas historique…
Non, vraiment, il n’y a pas d’autre mot que celui-ci : pitoyable.
Alors que les négociations avaient réussi en Hesse, alors que les Verts avaient validé la coalition, le SPD aussi, la Gauche appelé à la soutenir, voilà que 4 rebelles du SPD annoncent qu’ils ne voteront pas la coalition ce mardi. Du coup tout s’effondre, car la marge n’était que de 1 député.
Tout espoir de voir rot-grün au pouvoir en Hesse explose à cause de 4 députés.
Des mois de travail et d’espoirs déchus. Tout ca pour rien.
Quel avenir ?
On s’achemine vers de nouvelles élections.
Espérons que les électeurs sanctionnent ce SPD qui aura fait preuve d’une immaturité à toute épreuve. Ypsilanti n’aura pas su tenir son parti et n’a plus d’autre choix que la démission.
La sociale-démocratie en Hesse vient de creuser sa tombe.
Au profit de Roland Koch, qui restera au pouvoir après de nouvelles élections qu’il gagnera à coup sûr. A celui de la Gauche, bien sûr. Et espérons que les Verts, qui ont montré une grande discipline et maturité, récupèreront les électeurs qui, naifs, s’étaient tournés vers le SPD.
Tarek Al-Wazir, leader des Grünen de Hesse, et Andrea Ypsilanti, probable future Premier Ministre SPD de l’EtatUne page se tourne en Hesse (Etat du centre-ouest de l’Allemagne, où se situent Francfort, Wiesbaden et Cassel).
Après que la situation électorale a créé des rapports de force alambiqués (cf. mon article sur la situation), il est temps de faire un petit historique des derniers mois.
27 janvier 2008 : élection du Parlement de Hesse. La Linke rentre au Parlement, et ni CDU-FDP ni SPD-Grün ne peuvent obtenir la majorité. Aucune autre coalition n’est possible, tant les fronts se sont durement opposés, principalement autour de la figure controversée du Premier Ministre sortant, Roland Koch.
mars 2008 : alors qu’elle avait promis le contraire, Andrea Ypsilanti, leader du SPD, annonce vouloir être élue avec le soutien de Die Linke (ce qui aurait permis une majorité de 57 voix sur 110). Mme Metzger, élue SPD à Darmstadt, annonce qu’elle votera contre ce que CDU et FDP appelle “Wortbruch” (mot qui devrait être élu gros mot de l’année en Allemagne, signifiant le manquement à la parole donnée). Les négociations de gouvernements avec les Grünen sont suspendues.
avril 2008 – août 2008 : le Parlement siège et les projets de loi passent avec des majorités fluctuantes, basées sur les contenus. Drole de politique, qui voit les Grüne voter tantôt avec CDU-FDP, tantôt avec SPD-Linke, la Linke voter avec CDU-FDP contre les 2 autres, bref on a quasiment vu toutes les situations.
septembre 2008 : reprise des spéculations sur une seconde tentative d’élection de Mme Ypsilanti. Une vote probatoire est essayé dans les groupes parlementaires SPD, Grüne et Linke : 56 voix pour Ypsilanti, 1 abstention seulement (Mme Metzger). Une voix pour faire passer le gouvernement minoritaire (la Linke se contentant d’un soutien sans participation), c’est peu. Surtout que d’après la Constitution de Hesse, Mr. Koch doit d’abord être destitué, puis remplacé. Si personne ne le remplace dans les 10 jours, faute de majorité, de nouvelles élections interviennent. De quoi provoquer des sueurs froides au SPD, qui risquerait la claque, étant logiquement tenu pour responsable de l’échec (en plus d’avoir menti aux électeurs).
Ce week-end, le SPD a accepté le principe des négociations, chose que les Grüne ont déjà fait. Le 6 octobre, elles ont commencé. Objectif fin octobre pour créer un programme de gouvernement et un gouvernement, les faire valider par chacun des deux partis, par la Linke, et solidariser ses élus au nouveau gouvernement. Les négociations risquent d’être âpres, cependant l’espoir a changé de camp. Les jours de Roland Koch sont comptés, et ce n’est pas plus mal.
Si une telle constellation résiste à l’épreuve du temps, c’est une autre question. Mais d’ici là, Koch sera parti sous d’autres cieux, à Berlin, Bruxelles ou ailleurs, et la CDU de Hesse aura trouvé quelqu’un d’autre, rendant le dialogue avec SPD et Grüne possible.
Rien n’est simple ? Rien, en effet.
J’espère que les Grüne tireront leur épingle du jeu et en profitent pour profiler Tarek Al-Wazir, leur leader charismatique, à la place qu’il mérite : numéro 2 du gouvernement et forcément bien placé pour un poste à Berlin en 2009 ou 2013 (échéance prévue de la coalition SPD-Grüne).
A titre personnel, je ne vois pas cet attelage fonctionner plus d’un an.
Le mot de la fin revient à Angela Merkel : “en ces temps difficiles, on a besoin de gouvernements stables et pas de club d’expériences”. Hmmm… bien résumé, en effet. Mal sehen !











