Copie du courrier envoyé le 25.03.2010 aux adhérents du MoDem Allemagne
Chères amies et amis démocrates,
je vous remercie pour vos mails de la semaine passée suite notamment à la réflexion que m’inspire le départ de Corinne Lepage du Mouvement.
Certains d’entre vous ont aussi, à juste titre, montré des interrogations auxquelles je dois des réponses.
Ma décision définitive interviendra fin mai suite au Congrès de CAP21, par le biais duquel j’ai ré adhéré en 2010.
Cependant, par un email de Pierre-Emmanuel Portheret, Directeur Général des Services du MoDem, le siège a choisi de me démissionner.
En conséquence de quoi, je suis interdit de venue au Conseil National du MoDem le 27 mars prochain comme votre représentant où je souhaitais aider mes amis restés à obtenir les changements de gouvernance et de personnel nécessaire à la tête du parti. Bruno Pludermacher, ex-Vice Président du MoDem Allemagne, élu au Conseil National, est lui aussi démissionnaire.
Je voulais le faire par amitié et solidarité, doutant d’un succès d’une démarche réformatrice. Weiterlesen »
Suite à la publication par le chevalier orange des mes aventures malheureuses, je laisse au lecteur le soin d’apprécier la justesse de mon démissionnement par le siège du MoDem. Un acte que le Chevalier appelle “épuration éthique“.
Suite à ma convocation au Conseil National du MoDem du 27 mars 2010 (en tant que Président du MoDem Allemagne), je confirme ma venue dans les délais demandés, le dimanche 21 mars au soir, par mail au directeur des services, P-E Portheret. Jusqu’ici, tout va bien, même si le MoDem Allemagne, autour de mon collègue conseiller national Bruno Pludermacher et de moi-même, avait fait parler de lui le soir du premier tour. (suie à un vote unanime des adhérents).
Mardi, soir, 22 mars 2010, 18h59, voilà que ce même sieur Portheret, qui m’y avait invité, me désinvite du Conseil National par le mail suivant Weiterlesen »
Cher amis d’Europe Ecologie,
par la voix de Jean-Vincent Placé, les Verts ont annoncé qu’ils refusaient la main tendue du Mouvement Démocrate pour la constitution de listes communes aux régionales.
Cette main tendue était pourtant acceptée par plusieurs personnes dans Europe Ecologie, dont Gabriel Cohn-Bendit, qui désirait bien sûr un élargissement de la base jusqu’au MoDem et repoussait le sectarisme des Verts.
L’alliance entre Europe Ecologie et le MoDem lors du premier tour des régionales permettrait de faire éclater le système partisan duopolistique qui détruit la politique française. La possibilité de créer une alternative à ce bipartisme convenu existe. Les Verts viennent de la refuser, au nom d’Europe Ecologie.
La question qui se pose à Europe Ecologie est donc : que faites vous, existez-vous encore ? A regarder les têtes de listes écologistes pour les régionales, quasi toutes viennent du parti Vert, bien loin de la parité observée lors des régionales. Les Verts semblent en train de réaliser un hold-up sur un résultat (16% aux européennes) qui n’était pas que le leur : rappelons-nous que les 3 figures de proue d’Europe Ecologie étaient Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové, donc aucun n’appartient réellement au parti Vert (à l’exception du cas compliqué de Dany, qui doit éviter de répéter trop fort en France que ses amis de Francfort travaillent avec la droite à la mairie).
Europe Ecologie doit retrouver ses valeurs, notamment celle de l’ouverture à toutes les forces de mouvement pour un société plus juste et plus respectueuse de notre planète, une société qui intègre l’environnement dans son mode de pensée. Les amis d’Europe Ecologie multiplient les débats et discussions avec des personnalités du MoDem, pendant ce temps les Verts jouent aux sectaires en essayait, comble de l’opportunisme, de récupérer CAP 21, membre du MoDem, et pas le MoDem lui-même.
Par le message de Jean-Vincent Placé, les Verts montrent qu’ils ne souhaitent pas créer une alternative politique en France, une alternative qui ferait avancer ces grandes idées écolos, que je porte avant toutes autres.
C’est dommage. C’est pour ca que je n’ai jamais adhéré aux Verts en France. C’est pour ca que j’ai rejoint les Verts en Allemagne. Ceux-ci ont choisi de gouverner avec la CDU et les libéraux en Sarre, une alliance originale et jamais tentée, rompant avec la sempiternelle alliance à gauche. Les Verts ont compris en Allemagne que pour peser, il faut gouverner, et faire passer ses idées.
Le mieux est l’ennemi du bien, chers Verts. A force de tout vouloir parfaitement, vous n’avez pas grand chose. La preuve, c’est que ce sont les autres qui mettent en place les réformes écologiques (chichement, bien sûr, mais le début est bon).
Il grand temps pour le Mouvement Démocrate de répondre, y compris en se passant des Verts, à la main tendue d’Europe Ecologie. Il est temps que les voix écologistes du MoDem aspirent à l’élargissement de cette base politique que les Verts refusent. Il faut reprendre la main, dans cette perspective. Car tôt ou tard, mais avant les régionales, les électeurs se rendront compte que sous le nom d’Europe Ecologie se cachent les Verts, qui ont repris la main, et continuent une politique à vocation minoritaire.
De retour de vacances, je trouve dans ma boîte au lettre le journal n°3 des Démocrates.
La bonne nouvelle, c’est qu’on a un journal. 3 numéros en 2 ans, c’est léger, mais bon, c’est déjà ça – sans vouloir nous vanter, le MoDem Allemagne en est à son 5e journal.
La mauvaise nouvelle est que ce journal semble avoir été fait à la va-vite, sans relecture, et est indigne d’un bon journal de parti politique. Je ne demande pas à ce qu’on reproduise l’hebdo des socialistes, qui est d’une grande richesse, mais au moins qu’on s’approche de ce que font les Verts allemands, avec un journal d’une quarantaine de pages tous les mois, inclus un peu de publicité (faut bien financer l’impression). Il doit bien y avoir des acteurs et entreprises de l’économie sociale et solidaire à vouloir sponsoriser ce type de journal.
Revenons au journal. En première page, une rubrique “Parti pris” annonçant 4 sujets, dont la taxe carbone, et finissant par “…” : d’un point de vue linguistique, écrire “…” veut dire qu’il n’y a pas que ces thèmes de traités (et en général, on apprend tous à l’école qu’il faut rarement écrire “…” à la fin de phrase ou d’un titre : C’est comme “etc.”, c’est une quasi-faute de français). Bref, comme je travaille actuellement sur la taxe carbone, je suis ravi de voir que le MoDem a un avis, donc je saute directement à cette page. Et là, rien sur la taxe carbone ! A la place, des articles repris du site Internet dont un, quasi-risible, “Conflit ultra-marin : ce que le MoDem propose” sans une seule proposition.
Sans nul doute, ce journal a été fait rapidement, autour de l’article de François Bayrou, qui est en fait une lettre envoyée aux adhérents. Les articles suivants sont des brèves, rien sur le fond, on effleure les sujets en reprenant le site Internet.
Je suis très déçu par ce journal. Il aurait été pourtant simple, pour chaque sujet, d’aller voir ce que la commission chargée de celui-ci propose et de trouver quelqu’un pour écrire un article de fond (la blogosphère MoDem comporte quelques écrivains talentueux). Au lieu de ça, on montre une faiblesse éditoriale massive en y adjoignant un bulletin d’adhésion et un autre d’inscription aux Universités d’été (la teneur du journal motivant peu ni à l’un ni à l’autre). C’est pauvre, très pauvre, malheureusement.
Les militants manquent en ce moment d’une chose : de doctrine politique. Ils ne savent pas ce que dit le MoDem sur tel thème ou tel autre. Ce n’est pas un entrefilet de 10 lignes sur pléthore de sujets, déjà traités sur le site Internet, qui va les aider, malheureusement. J’invite le siège à lire ce que chaque Mouvement départemental peut écrire à ses adhérents, et pourquoi pas, s’inspirer de ce que fait le Mouvement Allemagne, modestement et sans moyens. Nos adhérents sont capables de lire des articles de une à deux pages sans difficultés. Alors n’hésitons pas à nous lancer dans un journal nettement plus touffu !
Une courte réflexion suite à un débat du groupe démocrate de Francfort.
On parle beaucoup, au sein du MoDem, de la stratégie à mener pour les régionales. Le temps pour moi de participer modestement au débat. Il faudra d’abord se déterminer en fonction de ce que nous voulons représenter dans le vie politique française.
La question majeure qui se pose est : faut-il une stratégie globale ou 22 stratégies différentes, selon le contexte ? Weiterlesen »









